Un petit historique très succinct ..de Giancarlo MATTIOLI  

Vous pouvez aussi lire un historique chez http://www.siemensvdo.fr/news_events/communiques/6.asp?classe=P
Qui a pillé l'autre ????

 

 

1) LE CHRONOTACHYGRAPHE SON HISTOIRE, SA VIE

Depuis que l’aiguille du compteur captive le regard de l’automobiliste, l’homme ne veut plus seulement savoir à quelle vitesse il roule. Il entend aussi l’enregistrer avec précision surtout dans le milieu professionnel. C’est pourquoi il a inventé, il y a 80 ans environ, le chronotachygraphe, témoin incorruptible qui consigne les principales données de conduite en les imprimant sur un disque de contrôle. L’histoire du chronotachygraphe prend naissance dans la société Kienzle, à Villingen-Schwenningen (Allemagne), au début des années 20. L’entreprise, aujourd’hui dans le giron de Siemens VDO, présente en 1923 l’horloge Aurorex, qui permet d’enregistrer les temps de conduite et de repos sur un disque de contrôle à l’aide d’un pendule oscillant. En 1925, la distance parcourue est également relevée, et dès 1928 un pendule centrifuge enregistre la vitesse. En 1933, Kienzle présente le TCO2, qui se base sur cette technique. Construit 30 années durant, il sera à l’origine d’un succès mondial. Au cœur de ces appareils était logée une horloge dont le mécanisme faisait avancer le disque de contrôle. Une pointe d’acier ou de saphir inscrivait en même temps les courbes dans le revêtement de cire du disque. Des systèmes simples consignaient la vitesse et le temps de conduite, tandis que d’autres chronotachygrahes enregistraient le nombre de tours. Les premiers chronotachygraphes sont montés délibérément par les constructeurs et les exploitants de flottes. Dans les années cinquante, le nombre croissant d’accidents impliquant des camionneurs épuisés accélère leur diffusion sur les  camions : outre la vitesse, le chronotachygraphe enregistre également les heures passées au volant et permet donc de mieux contrôler les heures de travail. Ainsi, en 1953, le chronotachygraphe devient obligatoire en Allemagne sur les véhicules de plus de 7 tonnes. En Europe, une directive de 1970 impose aux constructeurs d’en équiper les camions de plus de 3,5 tonnes. Même dans les pays comme le Brésil, plus aucun utilitaire ne peut circuler sans disque de contrôle. Dans tous les cas le chronotachygraphe permet aux conducteurs et aux exploitants de flottes de prouver un comportement irréprochable, et aux pouvoirs publics de contrôler efficacement le respect des limitations de vitesse, des temps de conduite et de repos prescrits par la législation sociale.

2) LE CHRONOTACHYGRAPHE NOUVELLE GENERATION
Dans les deux années à venir, le chronotachygraphe franchira un stade supplémentaire dans son développement. En effet, à partir d’Août 2004, tous les véhicules utilitaires nouvellement immatriculés dont le poids maximal autorisé est supérieur à 3,5 tonnes devront, dans l’Union Européenne (UE), être équipés d’un tachymètre numérique. En imposant ce système, l’UE veut améliorer et faciliter à l’avenir le contrôle des temps de conduite et de repos, et combattre ainsi l’une des causes majeures des accidents de la route au niveau des poids lourds. Aussi, Siemens VDO, pour ne citer qu’eux, ont mis au point le chronotachygraphe numérique DTCO, qui est sur le point d’entrer en production  pour le secteur de l’équipement automobile. Conformément à la directive de l’UE, l’appareil consigne toutes les données de conduite sur une mémoire de masse interne dont la capacité est suffisante pour un an de fonctionnement. Le système enregistre les heures de travail des conducteurs sur cette carte à puce individuelle dont la mémoire correspond  à 28 jours. En outre le DTCO possède une imprimante intégrée pour imprimer l’ensemble des données, par exemple en cas de contrôle de police.

Ce travail est de Giancarlo MATTIOLI       wamebis@wanadoo.fr>